La prévention dans le secteur de la pêche

Prevent Focus, 2009, n° 5, p.14-16

Le métier de pêcheur reste le plus dangereux du monde et chaque année, 24 000 pêcheurs perdent la vie. Les causes :

  • les tempêtes (risque de passer par dessus bord et risque de chavirer en lien avec l’accrochage d’une épave dans les filets),
  • la longueur des séjours en mer (240 jours par an en moyenne),
  • le manque de sommeil (ayant à relever leurs filets 8 à 10 fois par 24h, de jour comme de nuit, les pêcheurs dorment rarement plus d’une heure et demie d’affilée),
  • la charge physique et le risque d’accident (tri manuel des poissons, éviscération au moyen de couteaux tranchants sur un bateau qui tangue continuellement, débarquement et embarquement rendus dangereux par sol glissant, encombré, et subissant des dénivelés). La prévention existe : radars de pointe, systèmes d’alerte, moyens de sauvetage radio notamment radiobalise de localisation des sinistres, système de ralentisseur du navire en cas d’accrochage des filets dans une épave, radeaux de sauvetage, émetteurs de signaux de détresse intégrés dans les gilets de sécurité qui entrent en action dès que le vêtement entre en contact avec l’eau, combinaison de survie, bottes spéciales, équipements de protection individuelle contre le bruit, lunettes de sécurité, gants, casque….). Mais les attitudes machistes perdurent dans la profession et il est souvent difficile de convaincre le pêcheur de l’utilité des équipements de protection. La prévention repose également sur le contrôle strict du matériel, l’évaluation des risques, la formation et l’information des pêcheurs. Enfin, il faut instaurer une bonne atmosphère de travail car « sur un bateau plus qu’ailleurs, il faut pouvoir avoir une confiance aveugle envers ses collègues ».

09B09157

(publié le 23 septembre 2009)