Des produits aux postures....
Les risques sous-estimés

A.M. Richard Prévention BTP, 2009, n°115, p.34-36

Le métier de peintre présente des risques plus ou moins bien évalués. Si les risques en extérieur sont généralement bien pris en compte, il n’en est pas de même en intérieur où « le bâtiment semble protéger le peintre ». En intérieur, en effet, les hauteurs sous plafond ne dépassent pas 2,50 m et le risque de chute est sous estimé. La prévention repose sur l’utilisation de nacelles, de plates-formes individuelles roulantes légères. On n’aura recours aux échelles et escabeaux que dans des cas exceptionnels pour des durées de travail courtes. Le peintre est aussi exposé au risque chimique par l’intermédiaire des peintures solvantées. En 2010, la situation devrait s’améliorer avec la limitation des composés organiques volatils dans les peintures. « S’y ajoutent les décapants, les nettoyants agressifs pour la peau et les muqueuses (brûlures, dermatoses). La prévention associera l’utilisation préférentielle de peinture en phase aqueuse, le port de combinaison de protection et de gants résistants aux produits chimiques. En cas de présence de peintures au plomb, les modes opératoires seront adaptés de façon à privilégier le démontage du matériel complet ou le recouvrement par un revêtement ou une peinture moins toxique plutôt que le décapage. De manière générale, on favorisera l’utilisation de matériel ergonomique : outils à manche télescopique, ponceuse à ventouse ....

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(publié le 15 juin 2009)