Sensibilisation au chat et au chien chez les employés d’animalerie
Cat and dog sensitization in pet shop workers

I. Yilmaz, F. Oner Erkekol, D. Secil, Z. Misirligil, D. Mungan Occupational Medicine 2013, vol 63, n°8, pages 563-567-264. Bibliographie.

La sensibilisation et les symptômes en relation avec les protéines animales ont été investigués chez divers groupes professionnels. Néanmoins, les données sur le travail en animalerie sont limitées.

Cette enquête turque a examiné le taux de sensibilisation aux chats et chiens chez les travailleurs dans une animalerie, afin d’évaluer la relation entre sensibilisation, niveaux d’allergènes et les symptômes et rechercher si le transport passif des allergènes au domicile est possible. Un questionnaire a été adapté à partir de l’enquête sur la santé respiratoire menée dans la communauté européenne et les travailleurs d’animalerie ont répondu à ce questionnaire.

Des échantillons de poussières, pour la détection d’allergène, ont été collectés à l’aide d’un aspirateur. Des tests cutanés ont été réalisés avec les allergènes les plus courants. Des échantillons de poussières ont aussi été recueillis au domicile de 7 travailleurs et 12 sujets témoins. Cinquante et un travailleurs de 20 animaleries ont été inclus dans l’étude. 13 (25 %) ont signalé des symptômes en relation avec leur travail et 4 souffraient d’une sensibilisation à des allergènes animaux. Les moyennes du niveau d’allergènes aux chats/chiens dans l’animalerie étaient respectivement de 15,7 µg/g et 3,2 µg/g. Il n’existait pas de relation significative entre les niveaux d’allergènes aux chats/chiens , les symptômes professionnels et la sensibilisation aux animaux. Aucun des échantillons de poussières recueilli au domicile ne contenait d’allergènes aux chats. Les allergènes de chiens étaient détectés dans seulement un domicile (0,58 µg/g). Aucun allergène de chat ou chien n’a été retrouvé au domicile des 12 cas-témoins.

Bien que le quart des travailleurs d’animalerie avaient des symptômes professionnels, la sensibilisation au chat et chien était faible. Cette étude suggère que ces symptômes d’origine professionnelle peuvent être dus à d’autres facteurs que la sensibilisation au chat et au chien.

(publié le 27 mars 2014)