Risques professionnels dans les ongleries

Wim Van Hooste Prévention Focus, juin 2019, pp.19-21

Cet article passe en revue les risques professionnels auxquels sont soumis les manucures assurant la pose d’ongles artificiels.
L’exposition est quotidienne à une grande variété de substances chimiques, en particulier des composés organiques volatils et à la poussière, dans des locaux généralement de taille réduite, souvent mal ventilés.
Il s’ensuit des effets sur la santé à type d’asthme, d’eczéma, de prurit et de sensation de brûlures des yeux et des muqueuses, de toxicité rénale et hépatique, d’effets neurologiques et neuropsychologiques, d’effets cognitifs et neurosensoriels, d’effets indésirables en cas de grossesse.
Certains composés utilisés sont des cancérogènes avérés pour l’homme (formaldéhyde), ou des perturbateurs endocriniens.
Des contacts avec le sang sont possibles.
Les ongles artificiels portés par les techniciennes peuvent contenir diverses bactéries ou levures susceptibles d’être transmises aux clients.
Les tâches répétitives dans des postures contraignantes et inconfortables prolongées, le faible temps de récupération entre les séances sont source de troubles musculosquelettiques, de syndrome du canal carpien, de douleurs musculaires dans le haut du corps et dans les membres, de troubles tendineux...
La prévention repose sur l’information et la formation du personnel aux risques professionnels.

  • Elle sera collective : ventilation des espaces de travail, voire tables de travail ventilées, rangement et fermeture des flacons de solvants non utilisés, mise à disposition des fiches de données de sécurité, ergonomie des postes de travail, évitement des activités répétitives.
  • elle sera individuelle : vaccination conseillée contre l’hépatite B, respect strict des conditions d’hygiène, port d’EPI adaptés : gants en nitrile, tablier, masque anti-poussière et lunettes de sécurité.
(publié le 29 novembre 2019)