Expositions au plomb chez les couvreurs

F. Tournier, B. Gavand, J-P. Baud, M. Courtois, T. Furtado, W. Dab Archives des maladies professionnelles et de l’environnement, 2012, vol.73, n°5, pp.782-783. Bibliographie

Afin de mieux cerner l ’exposition au plomb chez des couvreurs assurant la réfection de monuments historiques, une étude a été réalisée, s’appuyant sur

  • une rencontre avec les dirigeants de quatre entreprises de couverture,
  • une visite de chantier permettant d’appréhender les conditions de travail et les moyens de prévention déjà adoptés et d’échanger avec les couvreurs,
  • une campagne de métrologie comportant des prélèvements biologiques chez six salariés et des prélèvements surfaciques au niveau de "l’installation d ’hygiène".

Il apparaît que 60% des plombémies sont supérieures à la valeur d’alerte fixée par le Code du travail (200 µg/L de sang pour un homme et 100 µg/L pour une femme).
Les prélèvements surfaciques font état également d’une contamination au plomb avec un dépassement des seuils tolérés pour certains échantillons.
Les mains des opérateurs sont dans la plupart des cas souillées par le plomb avec des résultats supérieurs aux recommandations formulées par la caisse régionale d’assurance maladie d’Île-de-France.
Cette étude a permis d’alerter les employeurs sur les conséquences sanitaires de l’exposition au plomb (le plomb est un agent cancérogène, mutagène, et toxique pour la reproduction) et sur les stratégies à mettre en place pour que les prélèvements réalisés puissent être parfaitement exploités et permettent tout au long du chantier de valider les meures de prévention mises en place.

(publié le 28 décembre 2012)