Travaux routiers : attention au risque ultraviolet solaire

V. Besse Hygiène et Sécurité du Travail, 2017, n°249, pp. 39-41. Références

De nombreuses activités professionnelles sont réalisées en plein air et exposent de ce fait au rayonnement UV solaire.
L’exposition peut être forte même en cas de temps nuageux ou froid.

Les UV solaires sont responsables sur la peau d’érythèmes, d’éruptions cutanées, de vieillissement prématuré, voire à long terme de cancers de la peau [carcinomes baso-cellulaires non métastatiques, carcinomes épidermoïdes (qui métastasent) et mélanomes (les plus dangereux, responsables de 1 775 décès en 2015).
Des phénomènes de photosensibilisation se produisent en présence de soleil et de certains produits chimiques ; les plus fréquemment en cause sont les antibiotiques, les anti-inflammatoires, certaines plantes et extraits (céleri, bergamote, colophane), le goudron et ses dérivés (mais pas le bitume qui est un dérivé du pétrole), les produits antibactériens.

Vis-à-vis de l’œil, les UV induisent des cataractes et des photo-kératites (véritables " coups de soleil" de l’oeil) provoquant larmoiements, œdème palpébral, douleurs et réduction de l’acuité visuelle.

Les facteurs de risques sont la fréquence, la durée des expositions solaires et le moment de l’exposition (quand le soleil est au zénith, soit entre 12 et 16 h sous nos latitudes).

La prévention repose sur

  • des mesures organisationnelles : s’informer des prévisions météo, organiser le travail de façon à limiter les tâches au soleil aux heures les plus à risques, prévoir des temps de pause à l’ombre,
  • l’information du personnel sur le risque UV,
  • la fourniture d’équipements de protection individuelle : vêtements de protection couvrant le corps et la tête, lunettes de protection anti-UV EN170 ou EN 172 teintées
  • l’utilisation d’écrans solaires à haut indice de protection sur les parties ne pouvant être protégées par des vêtements, à appliquer toutes les deux heures.
(publié le 9 février 2018)