Champs magnétiques et risque de tumeur cérébrale chez les travailleurs du fournisseur d’électricité au Royaume-Uni
Magnetic fields and brain tumour risks in UK electricity supply workers

T. Sorahan Occupational Medicine 2014, vol 64, n°3, pages 157-165. Bibliographie.

Cette enquête britannique se propose d’examiner si les risques de tumeur cérébrale sont liés à l’exposition professionnelle aux champs magnétiques de basse fréquence.

Les risques de tumeur cérébrale rencontrés par 73 051 employés de l’ancienne centrale électrique d’Angleterre et du Pays de Galles ont été étudiés pour la période 1973-2010. Tous les employés de 1952 à 1982, pendant au moins 6 mois, à certains emplois entre 1973 et 1982 ont été inclus. Des calculs détaillés ont été effectués par d’autres équipes, pour permettre une évaluation de l’exposition aux champs magnétiques. Une régression de Poisson a été utilisée pour calculer les risques relatifs (ratio de taux) de développer une tumeur cérébrale (gliome ou méningiome) pour les catégories de durée d’exposition, qu’elle soit ancienne ou récente.

Que ce soit pour le gliome et pour la majorité de toutes les tumeurs cérébrales, les risques étaient proches ou inférieurs à 1 pour toutes les catégories d’exposition et il n’y avait pas d’augmentation du risque avec la durée cumulée des expositions aux champs magnétiques (que l’exposition soit ancienne ou récente).

Il n’existait pas d’association statistiquement significative des effets doses-réponse pour le méningiome, mais on trouvait un risque augmenté pour trois catégories d’exposition élevée pour les expositions subies plus de 10 ans auparavant. Cette étude n’a pas trouvé d’association entre exposition aux champs magnétiques et risque de gliome et cela semble conforter les hypothèses qu’à la fois exposition ancienne ou récente ne sont pas liées au développement de gliomes. Le fait de retrouver un lien avec le méningiome pourrait être dû au hasard, car d’autres études nationales argumentent contre une interprétation causale.

(publié le 9 mars 2015)