Plaintes physiques et mentales des enseignants

Prevent Focus, 2012, n°5, pp.4-8
Le principal problème évoqué par les enseignants flamands se situe au niveau de la charge psychologique. Ils développent toutes sortes de symptômes de stress et ont plus de risques que les autres professions de souffrir de burn-out.
Mais tout n’est pas noir.
"En 2010, 57,5% des enseignants interrogés estiment avoir un emploi réalisable, 90% des sondés se disent motivés à l’idée de donner des cours". Ils ont également de bons scores en ce qui concerne la pression de travail, l’autonomie, le soutien des supérieurs hiérarchiques et la pénibilité des conditions de travail.
Mais seuls les les plus heureux restent ; ce qui fait que la majorité des enseignants âgés tirent satisfaction de leur emploi .
Néanmoins, les enseignants âgés se plaignent du dos, des épaules, du cou (pour 30% d’entre eux), même après avoir quitté leurs fonctions. Ils ont aussi des problèmes vocaux (pour 25% d’entre eux) et surtout les femmes et ceci en lien avec le bruit ambiant en classe.
Une enquête européenne (plus de 5000 enseignants issus de 30 pays européens) confirme les résultats des études flamandes.
Les éléments qui influent sur le mécontentement sont l’équilibre précaire vie privée-vie professionnelle (17% des sondés ont affirmé en 2010 éprouver des difficultés à parvenir à un bon équilibre), une charge émotionnelle importante, une insécurité d’emploi.
A contrario, sont en meilleure santé ceux qui retirent fierté et plaisir de leur travail, ceux qui sont dévoués à leur travail, ceux qui ont l’impression d’appartenir à un groupe de collègues (bonne ambiance, bonne collaboration, soutien mutuel, valorisation, respect, confiance et équité).
Il en ressort que pour maintenir le personnel enseignant plus longtemps en activité, il convient de réduire "la pression du travail, exacerbée par toutes sortes d’attentes indépendants des cours". Les auteurs proposent "dans le cadre d’une approche préventive, de viser une meilleure répartition de la charge du planning et une réduction de la paperasserie".
(publié le 18 octobre 2012)