Recherche interventionnelle sur les troubles vocaux chez les enseignants : vers une prévention collective ?

Archives des maladies professionnelles et de l’environnement, 2017, vol.78, n°5, pp. 421-436. Bibliographie
Cet article propose l’évaluation d’une intervention sur la prévention des troubles vocaux et de promotion de l’hygiène vocale, menée chez les enseignants à raison de 1 à 4 sessions de 2 à 3 h chacune, par la Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN), en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale.
Les 1144 enseignants qui ont répondu au questionnaire étaient à 81% des femmes, 52% avaient plus de 30 ans, 52% étaient stagiaires. 59% avaient déjà été confrontés à un problème vocal, dont 22% avaient été dans l’impossibilité de faire cours en raison d’un problème de voix.
Deux paramètres ont été étudiés : l’insatisfaction et l’apprentissage. Plus de 9 répondants sur 10 se sont déclarés satisfaits à l’issue de la formation. Le taux de satisfaction s’élève à 98% parmi ceux qui ont déjà eu des problèmes vocaux avec impossibilité de faire cours.
Le fait d’avoir moins de 30 ans était associé à la fois à un risque plus élevé d’être insatisfait et à un apprentissage plus faible.
C’est ainsi que le jeune enseignant ne serait pas encore pleinement conscient de sa voix et de la place qu’elle peut occuper dans son métier.
" Le fait que l’insatisfaction soit inversement liée à l’apprentissage renforce l’idée que pour rendre les participants satisfaits à l’issue de l’intervention, celle-ci doit être capable de se montrer utile en fournissant des gestes et des connaissances susceptibles d’être appris et appliqués aisément ". Néanmoins, elles permettent l’acquisition de connaissances théoriques et pratiques et mériteraient de s’inscrire sur le long terme.
(publié le 11 janvier 2018)