Exposition aux poussières émises par les volailles aux postes d’accrochage en abattoirs

I. Balty, G. Le Berre, S. Morin, S. Nicolas, N. Pesigot, A. Servant Hygiène et Sécurité du Travail, 2017, n°249, pp.72-76. Bibliographie.

Des mesures des poussières inhalables ont été réalisées sur 18 lignes d’accrochage de volailles dans 15 abattoirs. Elles ont montré des expositions individuelles élevées.
Ces poussières provenant de fientes et de plumes de volailles contiennent de nombreuses bactéries et certaines d’entre elles peuvent transmettre des maladies à l’homme, telle que l’ornithose. Les fientes sont riches en bactéries et endotoxines dont l’inhalation entraîne des effets inflammatoires, générant des atteintes aiguës ou chroniques de l’appareil respiratoire. Les poussières peuvent aussi induire des manifestations allergiques.
Le groupe de travail propose de réduire les expositions en dessous de 5 mg/m3. Pour ce faire, il propose des techniques provoquant moins d’ empoussièrement que d’autres ; à savoir " accrocher les volailles dans des cabines ventilées fermées, avec des vitesses d’air moyenne dans le plan d’accrochage, supérieures à 1m/s et d’éviter les locaux ouverts" qui favoriseraient le transfert de poussières vers d’autres zones de l’abattoir même en présence de sources de captage.
Les mesures d’hygiène des abattoirs doivent être respectées en termes de nettoyage, d’entretien et de contrôle régulier de l’installation de ventilation.

En ce qui concerne le procédé, l’anesthésie des volailles au CO2 est une méthode à privilégier. A défaut, il faut choisir des procédés qui limitent l’agitation des animaux.
Outre les mesures de prévention collective pré-citées, l’employeur doit mettre à disposition des moyens de protection individuelle, à savoir des masques de protection FFP2 ) à porter en fonction de l’évaluation des risques.

(publié le 23 février 2018)