Rhinite et asthme dans l’industrie pharmaceutique

C. Paris Références en Santé au Travail, 2016, n°148, pp. 105-115. Bibliographie
L’industrie pharmaceutique fabrique environ 2 800 substances actives quelle que soit leur origine humaine, animale, végétale, ou chimique et 11 000 spécialités, mais il existe peu d’études épidémiologiques sur les asthmes professionnels dans ce secteur.
Une seule revue de la littérature portant sur la production d’antibiotiques fait état d’une prévalence d’asthme professionnel inférieure à 10%. S’agit-il d’une réelle prévalence faible ou alors d’une sous estimation résultant de la difficulté diagnostique de ces asthmes en l’absence de mécanismes connus et de tests disponibles ?
Le diagnostic d’asthme repose sur l’interrogatoire, la mesure répétée du débit expiratoire de pointe (DEP), la courbe débit-volume, la réalisation de tests cutanés (prick-test) ou respiratoires (test de provocation nasale, test de provocation bronchique).
La prévention sera collective : information et formation des salariés, automatisation des chaînes de fabrication, production en vase clos, captage des émissions à la source, nettoyage régulier du matériel et des locaux, sas à l’entrée des locaux de production, mesurage de l’empoussièrement, mise à disponibilité des données toxicologiques recueillies lors de la recherche et du développement.
La prévention sera individuelle : équipements de protection individuelle (gants, blouses, lunettes, voire appareil de protection respiratoire).
La prévention médicale nécessite une surveillance systématique de l’apparition d’éventuels symptômes et de la fonction respiratoire, en particulier dans les premières années de mise en œuvre de certains médicaments.
La réparation de la rhinite et de l’asthme se fait au titre de plusieurs tableaux de maladie du régime général (tableaux 41, 63, 66), voire du régime agricole dans certaines situations.
(publié le 7 mars 2017)