Risques chimiques et biologiques en thanatopraxie : cadre réglementaire et mesures de prévention

M. Bouslama, A. Guilleux, I. Malty,V. Caron Hygiène et Sécurité du travail, 2020, n°258, pp. 54-65. Bibliographie
Après avoir décrit l’acte de thanatopraxie (traitement invasif et chimique du corps des défunts afin de retarder les effets visibles de la décomposition post mortem), les auteurs font le point sur les risques encourus par les opérateurs.
Il s’agit des risques biologiques en lien avec des agents infectieux [contamination par voie aérienne (exhalation de l’air résiduel contenu dans les poumons et risque de tuberculose), cutanée, orale ou voie sanguine AES (virus des hépatites B et C, VIH)].
S’y ajoutent les risques chimiques inhérents aux fluides injectés ou aux autres produits de désinfection des surfaces et du matériel. Les risques sont principalement liés au formaldéhyde et au méthanol lors des préparations (dilution des fluides), des applications et des opérations de vidange des bidons, mais aussi lors du transport et du stockage des produits.
Les résultats montrent régulièrement des dépassements de la VLEP pour le formaldéhyde et des dépassements du seuil d’action pour le méthanol.
Les mesures de prévention collective s’appuient sur la conception des locaux, l’utilisation d’équipements et de matériels adaptés, d’une ventilation efficace. S’y ajoutent les équipements de protection individuelle.
Les mesures sont particulièrement difficiles à mettre en œuvre lorsque l’activité se déroule à domicile.
(publié le 29 septembre 2020)