Fragilité de la main de la femme musicienne

Y. Allieu Médecine des Arts, n°69-70, pp.13-17. Bibliographie
La main féminine présente des caractéristiques différentes de celle de l’homme : une main plus petite, une masse musculaire moins volumineuse, une laxité articulaire plus importante. Il s’ensuit chez la femme plus que chez l’homme, des tendinopathies et notamment la ténosynovite de De Quervain, (dans la proportion de 18 hommes pour 125 femmes), des troubles neurologiques comme le syndrome du canal carpien, le syndrome du défilé costo-claviculaire, le syndrome du nerf cubital. Enfin, la rhizarthrose de la base du pouce qui touche habituellement 25% des femmes après la ménopause est un handicap pour les musiciennes gênées pour mettre le pouce en tension et en abduction complète lors de l’exécution des octaves ou de certains accords.
Les dystonies de fonction (crampes des musiciens) quant à elles, touchent préférentiellement les hommes (dans la proportion de 4 à 5 hommes pour une femme).
La fragilité de la main féminine concerne plutôt la main périphérique, ( (main outil), alors que la main centrale (le super ordinateur qui commande la main outil) est plus fragile chez l’homme malgré le cliché de l’instabilité émotionnelle du genre féminin.
(publié le 22 novembre 2011)