Etude nationale du non-rapportage des accidents exposant au sang dans les hôpitaux belges

Prevent Focus, 2008, N°7, pages 12-15

En 2007, l’Institut Scientifique de la santé Publique (ISP) belge procédait à une étude de « non-rapportage » des accidents exposant au sang (AES) dans les hôpitaux ayant participé quatre ans plus tôt à un programme de surveillance nationale des AES. L’objectif était de veiller à ce que toutes les catégories socioprofessionnelles soient proportionnellement représentées dans l’enquête. Il semble que cette méthodologie n’ait pas été scrupuleusement respectée. Les questionnaires ont été remplis essentiellement par des infirmières (65%), parfois des membres du personnel paramédical (9%) ou des membres du personnel d’entretien (4%), rarement des médecins (3%). S’il apparaît que les accidents par piqûre sont rapportés dans la proportion de 49,5%, les accidents par éclaboussure bien que survenant plus souvent ne sont déclarés que dans 1% des cas. Le « non-rapportage » est lié avec une procédure de déclaration trop compliquée et/ou prenant trop de temps ou inconnue. Certains ont estimé « non-important » de signaler l’accident ou se sentaient protégés du fait du port de gants. Certains médecins considèrent le fait de déclarer les accidents comme une menace pour leur emploi car ils craignent les résultats d’une sérologie (positive pour le VIH, le VHB ou le VHC) qui serait incompatible avec la poursuite de leur activité professionnelle. Il est important de mieux informer le personnel soignant et de simplifier les procédures de déclaration mais aussi et surtout d’appliquer les mesures techniques correctes pour éviter piqûres ou éclaboussures.

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(publié le 21 janvier 2009)