Exposition professionnelle au cyclophosphamide chez les infirmières dans un centre
Occupational exposure to cyclophosphamide in nurses at a single center

R. Ramphal, T. Bains, R. Vaillancourt, M. Osmond, N. Barrowman Journal of Occupational and Environmental Medicine, 2014, vol 56, n°3, pages 304-312. Bibliographie.

Cette étude canadienne évalue l’exposition biologique et environnementale au cyclophosphamide chez les infirmières d’une seule institution.

L’exposition biologique au cyclophosphamide chez les infirmières administrant ce composé a été évaluée par le biais d’une comparaison à partir de deux groupes témoins  : les infirmières ne travaillant pas en service d’oncologie et n’administrant pas de cyclophosphamide et les membres d’un groupe n’ayant pas été dans un hôpital récemment.

L’exposition environnementale à la chimiothérapie a été mesurée à l’aide de lingettes de surface en service d’oncologie et en services autres que l’oncologie. Plus d’un tiers de toutes les infirmières et aucune dans le groupe contrôle hors hôpital n’ont été testées positives pour le cyclophosphamide urinaire. Les infirmières d’oncologie et celles n’en faisant pas partie ont été testées positives en nombre égal. Les lingettes de surface n’ont été positives que dans le service d’oncologie.

Cette étude a retrouvé des niveaux élevés de cyclophosphamide chez un tiers de l’ensemble des infirmières et uniquement en contamination de surface dans le service d’oncologie. Ceci suggère que la contamination environnementale joue un rôle majeur dans les expositions biologiques au cyclophosphamide.

(publié le 29 septembre 2014)