Stress et charge mentale en hôpital de jour de cancérologie et en unité de reconstitution des cytotoxiques

A. Debreuve-Theresette, M. Kraïem-Leleu, A-C. Stona, F. Burde, D. Parent, D. Hettler, J-B. Rey, N. Jovenin Archives des maladies professionnelles et de l’environnement, 2014, vol.75, n°4, pp.412-417. Bibliographie
160 professionnels de santé travaillant en hôpital de jour (HDJ) de cancérologie et en unité de reconstitution des cytotoxiques ont participé à une enquête transversale pendant une semaine visant à évaluer la charge mentale et le stress professionnel.
L’âge moyen des participants était de 40 ans±10.
La majorité du personnel jugeait l’organisation des HJD assez ou très satisfaisante.
Le niveau de stress ressenti était mesuré par une échelle visuelle analogique (EVA) et la charge mentale, par le questionnaire du Job Content Questionnaire (JCQ).
La moyenne des EVA stress était de 4,7± 2,1, plus élevée chez les préparateurs par rapport à l’ensemble des autres catégories professionnelles. 20% du personnel avait une EVA supérieure à 7 (considérée comme pathologique), se recrutant particulièrement parmi les pharmaciens, les préparateurs en pharmacie et les infirmiers.
50 professionnels sont apparus en job strain. 29% d’entre eux avaient un faible soutien professionnel ; ils sont à fort risque de SEPS (syndrome d’épuisement professionnel des soignants).
Cette étude a permis de réaliser une photographie de l’organisation actuelle de l’administration des chimiothérapies en HDJ de cancérologie. Une analyse des données de chaque établissement pourrait permettre d’identifier les points nécessitant des interventions spécifiques.
Le principal problème organisationnel relevé a été la validation tardive des chimiothérapies ; 26% proposaient la prescription anticipée pour améliorer la situation.
(publié le 26 janvier 2015)