Conduire : le risque routier en cache bien d’autres

PIC, Protection Individuelle et Collective, 2010, n°62, pp.46-48
La conduite est une activité banale qui fait sous-estimer le risque. En dehors de l’accident (que l’on évoque en premier lieu et qui n’est pas abordé dans cet article), beaucoup d’autres risques existent.
En premier lieu, les vibrations dont les plus dangereuses et les plus nuisibles pour le système musculo-squelettique sont celles situées entre 2 et 10Hz, c’est à dire celles émises par la plupart des engins roulants. La prévention repose sur la réduction des vibrations à la source (choisir un véhicule adapté à l’usage et aux types des voies de circulation, diminuer la transmission de ces vibrations par une suspension basse fréquence, des sièges mieux suspendus et réglables et des pneus plus souples).
S’y ajoute le stress induit par le respect des délais, les horaires et la conduite, l’organisation du travail, la concentration et la vigilance requises, l’état du véhicule, les conditions extérieures, etc... Tout cela peut être générateur de pathologies diverses.
On ne peut sous estimer les addictions (excès de tabac parmi les chauffeurs professionnels par rapport à la population générale mais aussi excès de caféine et de substances psychoactives). et le déséquilibre alimentaire.
On oublie souvent le risque lié au bruit (moteur, circulation en milieu urbain ou sur autoroute, courants d’air provoqués par la vitre baissée, volume de l’autoradio, etc..) et celui lié à la lumière (phares, surtout sur routes mouillées, alternance de zones d’ombre et de lumière, etc.).
Enfin, la pollution atmosphérique concerne tous les conducteurs (gaz d’échappement, vapeurs de carburant, effluves de benzène..).
(publié le 25 août 2010)