La sécurité au travail dans les entreprises privées de transport routier de marchandises et de personnes : comparaison entre petites et moyennes entreprises

La sicurezza sul lavoro nelle aziende private del comparto trasporto merci e persone su strada : confronto tra medie e piccole imprese A. Mannocci, S. Gabrijelcic, D. Di Thiene, R. Saulle, A. Boccia, G. La Torre La Medicina del Lavoro, 2012, vol. 103, n°4, pages 268-275. Bibliographie.

Le secteur du transport routier de fret et de passagers expose les travailleurs de ce secteur à des risques importants pour la santé. L’application de la réglementation de santé et sécurité au travail est une obligation pour l’employeur. Le but de cette enquête romaine était d’évaluer l’application de la réglementation actuelle dans le secteur du transport routier et de rechercher s’il existe des différences entre les petites et les moyennes entreprises.

L’enquête a été menée au moyen d’entretiens directs avec les employeurs des entreprises de transport routier de fret et de passagers de la région du Latium en 2009. Les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire de 77 items portant sur l’évaluation des risques et les aspects organisationnels dans les entreprises. Les entrepreneurs ont été stratifiés selon l’effectif de travailleurs et de conducteurs. Pour détecter des associations possibles, le test de Chi2 et le test exact de Fisher ont été utilisés. Un total de 42 entrepreneurs ont participé à l’étude. Des différences significatives ont été trouvées entre les entreprises les plus grandes (≥ 10 travailleurs) et les plus petites (< 10 travailleurs), en ce qui concerne l’évaluation du risque lié aux vibrations (p = 0,006), au travail de nuit (p = 0,026), aux conditions micro-climatiques (p = 0,047). En ce qui concerne les aspects prévention des risques/organisation, les entreprises ayant un effectif plus élevé étaient plus souvent pourvues de représentants du personnel en matière de sécurité par rapport aux entreprises plus petites (respectivement 88,9 % versus 50,0 %) et d’un registre des accidents routiers (77,8 % versus 16,7 %) avec des degrés de significativité p < 0,001.

En conclusion, les risques les plus fréquemment évalués étaient, par ordre décroissant : les vibrations, la manutention manuelle de charges, le stress, le bruit, les postures pénibles, le travail de nuit, la consommation d’alcool, l’addiction aux drogues et les conditions micro-climatiques. Les vibrations, le travail de nuit et les risques liés aux conditions micro-climatiques étaient évalués à un degré moindre dans les petites entreprises par rapport aux plus grandes.

(publié le 11 décembre 2012)