Les chauffeurs ont mal au dos, comment les protéger ?

S. Rivière, J. Chatelot et les membres de l’équipe Maladies à caractère professionnel (MCP), Santé Publique
Les chauffeurs se caractérisent par une prévalence élevée de troubles musculo-squelettiques principalement lombalgies mais aussi cervico-dorsalgies.
Dans le cadre du programme MCP (Maladies à caractère professionnel) entre 2007 et 2012, 37 298 chauffeurs ont été examinés dont 92% de sexe masculin. 38% travaillent dans le secteur des transports, 17% dans l’industrie, 14% dans les activités de soutien aux entreprises et 12% dans le commerce.
Si les hommes sont plus souvent conducteurs routiers, grands routiers ou conducteurs de chariot élévateur, les femmes occupent plus souvent des postes de conductrices de transport en commun ou de taxi, de livreuses, coursières ou d’ambulancières.
Les TMS les plus fréquents sont par ordre de fréquence, ceux du rachis lombaire, puis ceux de l’épaule, du coude, du rachis dorso-cervical et des syndromes du canal carpien. Le risque de TMS du rachis lombaire est de 10% plus élevé que celui des ouvriers exerçant une autre profession.
Mais contrairement à ce qui est observé dans le reste de la population, la prévalence des TMS du rachis lombaire diminue chez les chauffeurs entre 2007 et 2012, résultat probable de différentes mesures de prévention mises en place pour diminuer l’exposition aux vibrations du corps entier (notamment renouvellement du parc des véhicules).
Les chauffeurs présentent un risque plus élevé de TMS du rachis cervico-dorsal que les ouvriers exerçant une autre profession. Il faudrait alors s’intéresser aux contraintes posturales liées à la conduite ou aux autres tâches exécutées par les chauffeurs telles que la manutention. .
(publié le 28 novembre 2019)