Sédentarité et "pause santé"

F. De Meester Prevent Focus, 2019, avril, pp. 18-20. Références
L’effet de l’inactivité prolongée n’est pas annulé par 30 minutes d’exercice de moyenne intensité. Il faut au moins une heure de ce type d’exercice pour neutraliser le risque accru de mortalité dû à l’inactivité prolongée.
La position assise nuit au métabolisme du cholestérol et à la production d’insuline.
Le mouvement protège le corps contre les pathologies cardiovasculaires, le diabète et le mal de dos.
En moyenne, les adultes sont assis plus de 8h par jour. La situation ne devrait pas s’améliorer, avec l’évolution du télétravail qui élimine le trajet domicile-lieu de travail.
Pour bien se porter, il faut consacrer la plus grande partie de sa journée à des exercices d’intensité légère, c’est à dire alterner les positions debout et les positions assises, en prévoyant par exemple des salles de réunion avec des tables hautes, en éloignant les imprimantes, les fontaines à eau ou les poubelles, des bureaux. Dès lors, se lever toutes les 30 minutes pour une pause santé devient normal.
Cela ne suffit pas. Il faut éduquer, c’est à dire motiver et stimuler en informant et en sensibilisant les travailleurs sur les possibilités d’un comportement sain au bureau, en proposant des aménagements tels que des organisations de réunion courtes qui se déroulent en marchant, en faisant des propositions pour rejoindre l’entreprise en transports en commun et pour les situation difficiles, en proposant l’intervention d’un coach.
La démarche doit être soutenue par l’ensemble de l’entreprise avec au premier rang, le management qui doit montrer l’exemple, soutenir les actions et se montrer convaincu des avantages de ces nouvelles manières de se comporter.
(publié le 26 juillet 2019)