Nuisances olfactives : bas les masques !

Protection Individuelle et Collective, PIC, 2013, n°83, p. 34-37
De plus en plus de secteurs professionnels font appel aux surodorants, soit comme parfums d’ambiance soit intégrés à un produit d’entretien. Il semble quasiment inconcevable actuellement de proposer une prestation de nettoyage sans trace olfactive. Certains jugent que le lieu n’est pas propre s’il n’est pas parfumé.
Deux possibilités existent pour neutraliser une mauvaise odeur : la détruire ou la neutraliser, la première étant la plus efficace. Le destructeur d’odeur est un produit professionnel pas nécessairement parfumé qui va s’attaquer directement aux causes de odeurs.
Les surodorants sont parfois utilisés pour masquer une odeur au détriment d’un bon nettoyage, ce qui n’est guère efficace et de surcroît nocif. Si ce marché est en développement, peu de produits répondent à l’éco label ; le parfum d’intérieur se présente souvent sous forme d’aérosols qui, 8 fois sur 10 émettent des substances nocives. Favoriser les aérosols hypoallergéniques ou assainissants, n’est pas un bon choix, en raison de l’émission de limonène, très irritante.
Les huiles essentielles sont également très polluantes (formaldéhyde et benzène) et ne devraient pas être brûlées à l’intérieur des locaux. Les diffuseurs à poser sembleraient se révéler les moins polluants.
On retrouve beaucoup de sophistication dans tous ces produits. Il est même possible de régler l’intensité du parfum délivré comme le volume d’une musique et d’associer des notes de tête, de cœur et de fond pour répondre à toutes les exigences des utilisateurs.
(publié le 16 décembre 2013)