Nutrition et psychiatrie

G. Fond, C. Lançon, L. Boyer La Revue du Praticien, Médecine Générale, 2020, vol.34, n°1041, pp.428-429. Références

Alors que pour la plupart des maladies chroniques (diabète, HTA...), des règles hyiéno-diététiques existent, aucune référence à l’alimentation n’est prônée dans le traitement actuel de la dépression.
Après avoir passé en revue les différences classes d’aliments, les auteurs proposent des recommandations en psychonutrition.

  • Éviter les produits ultratransformés (chips, plats préparés, pâtisseries, chocolats industriels)
  • ne boire que de l’eau + thé ou café ou boisons fermentées, (pas de bénéfice apporté par l’eau embouteillée) ; éviter les dosas ou les jus de fruits frais ou non
  • ne pas fumer
  • limiter sucres rapides et graisses saturées
  • constituer chaque assiette d’un quart de protéines, d’un quart de féculents et d’une moitié de légume verts
  • marcher quotidiennement et faire 150 minutes d’activité physique modérée à intense par semaine si possible en club pour favoriser le réseau social
  • recommander le régime méditerranéen
  • proposer des compléments en vitamine D, omega 3 et méthylfolate
  • conseiller le jeûne intermittent (pas de prise alimentaire sur 6 à 12h par jour) qui améliore le microbiote intestinal (le plus simple selon les auteurs : suppression du petit déjeuner, souvent trop riche en aliment transformés et en sucres rapides).
(publié le 30 octobre 2020)