Risque chimique majeur : organisation des secours médicaux

C. Ammirati, C. Fuilla, C. Bertrand, C. Amsallem, C. Boyer, J-M. Philippe Encyclopédie Médico-Chirurgicale (EMC), Elsevier Masson SAS, Issy-les-Moulineaux, Pathologie professionnelle et de l’environnement, 2017, vol.12, n°3, 16-063-B-10, 10 pp. Bibliographie.
Un accident chimique se définit comme une "situation dangereuse résultant de la libération d’une ou plusieurs substances nuisibles pour la santé humaine et/ou l’environnement comprenant les incendies, les explosions, les fuites et la libération accidentelle de produits dangereux susceptibles de provoquer la mort ou l’affection d’un grand nombre de personnes". La menace terroriste ne doit pas être occultée.
Il existe de nombreux plans pour répondre aux différentes situations et des textes relatifs aux risques chimiques dont une circulaire interministérielle relative aux actions terroristes avec matières chimiques.
Dès l’alerte, la notion de risque chimique peut être évoquée par le témoin mais quelles que soient les circonstances, le médecin régulateur du SAMU doit évoquer systématiquement la possibilité de fuite de produits chimiques notamment en présence d’une symptomatologie commune chez de nombreuses victimes.
Aucun risque ne doit être pris par les équipes médicales sur le terrain : un regroupement des victimes et une décontamination de masse doivent être envisagés. La mise en place des modules de décontamination devrait être réalisée en amont du poste médical avancé afin de protéger les établissements de soins. Il existe un plan blanc, un plan blanc élargi, un plan zonal de mobilisation et des dispositifs nationaux.
La préparation doit résulter d’une réflexion préalable entre les différents services de l’État et pour que ces plans soient opérationnels, il est fondamental de tenir compte des retours d’expérience et de s’entraîner à la faveur d’exercices réguliers.
(publié le 31 octobre 2017)