Accros au travail : quand on sacrifie tout à son boulot

Protection Individuelle et Collective, PIC, 2013, n°83, p. 44-45
Le "workaholique" sacrifie tout à son travail. Il en oublie famille, amis, repas, sommeil, loisirs et même sa santé. Il travaillera, même malade. Ses objectifs sont très élevés et il a beaucoup de difficultés à travailler en équipe. Il est souvent perçu comme responsable, mature et vertueux, il récolte les promotions et force le respect des collègues et de la hiérarchie. Mais cette dépendance peut avoir des conséquences physiologiques et psychologiques désastreuses et aboutir au décès par "karoshi" (mort par excès de travail).
Le "workaholisme" est une véritable addiction.
Entourage et médecin du travail doivent aider ce salarié à prendre conscience de sa dépendance. Certaines organisations du travail sont plus délétères que d’autres, notamment celles qui mettent la pression sur le personnel ou celles qui s’inscrivent dans la précarité.
L’entreprise doit veiller à tous ces paramètres "et sensibiliser autant que possible son personnel - collaborateurs, membres du CHSCT, représentants du personnel - afin qu’il soit vigilant par rapport à ce type d’attitude compulsive au travail".
(publié le 16 décembre 2013)