Des susbtances psychoactives plus consommées dans certains secteurs de travail

Communiqué de Presse, 16 janvier 2012 MILDT (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie), INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé), Ministère du Travail, de l’Emploi et de la santé.
Le Quotidien du Médecin, 18 janvier 2012, p.8
Un volet du Baromètre santé de l’INPES a été consacré à la consommation de substances psychoactives en milieu professionnel.
Ce volet a concerné 14 835 personnes actives appartenant à 21 secteurs d’activité et enquêtées entre le 22 octobre 2009 et le 3 juillet 2010.
Il apparaît que l’usage est variable selon les secteurs d’activité.
Ainsi, les consommations d’alcool, qu’il s’agisse de l’usage quotidien ou des consommations ponctuelles importantes sont particulièrement fréquentes dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche et de la construction. Mais ces surconsommations ne sont pas retrouvées chez les femmes de ces secteurs. Ces consommations ponctuelles importantes touchent aussi les secteurs de l’industrie, de l’hébergement et de la restauration.
La consommation de cannabis s’avère plus fréquente dans la construction, l’hébergement et la restauration, mais de manière encore plus prononcée dans les arts et spectacles.
Le milieu de la construction apparaît plus souvent expérimentateur de cocaïne et de champignons hallucinogènes. Cette particularité n’est pas retrouvée chez les femmes de ce secteur.
Les milieux de la restauration, de l’information/communication et des arts et spectacles sont particulièrement consommateurs de cocaïne, ecstasy, poppers ou champignons hallucinogènes.
A contrario, les secteurs de l’administration publique, de l’enseignement, le milieu de la santé humaine et de l’activité sociale ainsi que les activités de services des ménages ont des consommations significativement plus faibles que le reste des actifs.
Les hommes exerçant dans le secteur du commerce ont une consommation qui ne se distingue pas de celle de leurs homologues des autres secteurs. Par contre les femmes de ce secteur sont plus souvent consommatrices de cannabis et ont été plus souvent ivres au cours de l’année.
Plus du 1/3 des fumeurs réguliers, 9,3% des consommateurs d’alcool et 13,2% des consommateurs de cannabis déclarent avoir augmenté leur consommation du fait de problèmes liés à leur travail ou à leur situation professionnelle au cours des 12 derniers mois.
La consommation d’alcool sur le lieu de travail (hors repas et pots) a concerné 16,4% des actifs occupés.
Il faut tout de même relativiser, sachant que l’exercice d’une activité professionnelle reste globalement un facteur de protection des conduites addictives, comparé à la situation de recherche d’emploi.
(publié le 30 janvier 2012)