Drogues et conduites addictives

INPES, Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, 2015, 223 pages.

Cet important document a pour objectif de dresser un nouvel état des lieux des conduites addictives car elles sont en évolution constante, en lien avec la disponibilité des substances psychoactives (Internet est de plus en plus présent) et les nouveaux comportements de consommation.
Il est construit selon trois axes : comprendre, savoir et aider.

Le terme drogue est de moins en moins utilisé et on lui préfère celui de substance psychoactive, plus neutre et plus précis qui traduit bien l’effet de ces produits, qui agissent sur le cerveau en modifiant certaines fonctions (raisonnement, mémoire, sensations, vision, coordination, douleur...). Toutes les substances psychoactives sont toxiques et la polyconsommation (consommation simultanée ou étalée dans le temps de plusieurs substances psychoactives) accroît certains risques et le cerveau de l’adolescent est particulièrement vulnérable.
La prévention, la réduction des risques, l’accompagnement et le soin sont des démarches qui s’articulent et se complètent et c’est dans cette logique que s’inscrit le projet d’expérimentation et d’évaluation d’une "salle de consommation à moindre risque", destinée aux usagers de drogue les plus précarisés.

L’axe "savoir" regroupe des informations précises et détaillées sur les substances licites réglementées et les substances illicites, les polyconsommations, le dopage et les conduites dopantes sans oublier les boissons dites "énergisantes" riches en acides aminés, vitamines, ginseng et surtout caféine, susceptibles de provoquer des accidents cardiaques graves quand elles sont consommées en faisant du sport ou lorsqu’elles sont associées à l’alcool.

Le domaine "aider" s’articule autour de plusieurs axes : informer, écouter et orienter, accompagner et soigner. On y trouvera un grand nombre de sites internet ou de cellules d’écoute et de dialogue par téléphone ou par mail susceptibles d’informer et d’orienter, des points d’accueil ou des maisons d’ adolescents susceptibles d’aider les jeunes en difficulté. Les structures de ville sont également répertoriées, notamment les consultations jeunes consommateurs, les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie, les centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques mais aussi les structures existantes à l’hôpital.
Les chapitres "comprendre" et "aider" sont complétés de chiffres clés qui présentent les évolutions des consommations dans le temps.

Ce document précis et complet intéressera tous ceux qui sont confrontés aux conduites addictives et qui souhaitent comprendre les utilisateurs et les aider.

(publié le 23 juillet 2015)