Fumer ou vapoter : quels dangers ?

La Revue du Praticien, Médecine Générale, 2013, vol.27, n°906, pp. 590-591. Biliographie
Quel que soit le produit fumé, le risque est présent.
Une cigarette produit 6 milliards de particules solides ultra-fines, des cancérogènes, du monoxyde de carbone, des irritants. Les cigarettes roulées libèrent 3 à 4 fois plus de produits toxiques que les cigarettes ordinaires. Et une cigarette qui se consume dans un cendrier libère dans le courant secondaire, cinq fois plus de particules et trois fois plus de monoxyde de carbone.
Les cigarettes dites légères ou ultra-légères ont une toxicité équivalente car les fumées sont inhalées plus profondément.
La chicha produit une fumée moins riche en nicotine mais une seule bouffée délivre plus de fumée qu’une cigarette entière.
Pipe et cigare favorisent mal l’inhalation de la fumée qui reste en bouche, ce qui induit moins de risque pulmonaire et moins de risque cardiovasculaire.
Mais qu’en est -il du vapotage ? La cigarette électronique produit une vapeur qui "contient des irritants, mais pas de cancérogène à des niveaux comparables à la fumée de tabac, pas de particules et pas de CO". Aussi, on ne doit pas déconseiller à un fumeur d’adopter ce nouveau produit. Mais en revanche, il faut absolument décourager les non-fumeurs de l’essayer car il peut devenir un produit d’entrée dans le tabagisme.
L’étude publiée dans le Lancet qui a fait dire à certains que "les e-cigarettes marchent mieux que les patchs pour le sevrage"......"ne permet aucune conclusion solide car elle manque cruellement de puissance du fait du très faible pourcentage d’arrêts (inférieurs à 8%) aussi bien dans le groupe e-cigarettes que dans le groupe témoin".
(publié le 31 octobre 2013)