Fumer, vapoter : dangers ?

D’après l’article de B. Dautzenberg paru dans La Revue du Praticien - Médecine Générale en septembre 2013 La Revue du Praticien - Médecine Générale, 2016, vol ; 30, n°954, pp. 53-54. Références

Sous forme de piqûre de rappel, il est proposé un parallèle des risques selon les différentes possibilités de tabagisme : cigarettes, chicha, pipe, cigare et cigarette électronique.

"La cigarette consumée dans un cendrier libère 5 fois plus de particules, 3 fois plus de CO et plus d’irritants que quand le fumeur tire et attise le foyer.
Les cigarettes roulées brûlent moins bien et libèrent 3 à 4 fois plus de produits toxiques que les autres".
Les nouvelles cigarettes produisant moins de fumées irritantes sont inhalées plus profondément et sont donc tout aussi toxiques.

La chicha : la fumée a une composition voisine de celle de la cigarette mais moins concentrée en nicotine ; cependant l’inhalation d’une seule bouffée correspond à plus qu’une cigarette entière. Le risque est dans le CO expiré (40 fois plus important qu’avec la cigarette).

La pipe et le cigare donnent moins d’atteinte au poumon profond et moins de risques cardiovasculaires, mais le cigare fumé par un ex- fumeur de cigarettes occasionne les mêmes risques car le fumeur tire comme sur une cigarette.

Les joints de cannabis et de haschich brûlant moins bien, exigent une inspiration plus profonde, induisant donc une atteinte pulmonaire très distale et un risque cardiaque.

Le tabac non fumé (snus) est addictogène, mais ne provoque ni cancer bronchique, ni BPCO, mais induit des lésions buccales bénignes, un risque cardiovasculaire, favorise les cancers du pancréas et crée des risques gravidiques et péri-nataux.

"Les cigarettes électroniques ne libèrent ni CO, ni particules en quantité significative. S’il faut toujours recommander l’abstention, il n’y a pas lieu de les interdire à un fumeur. En revanche, il faut absolument en décourager l’usage chez les non-fumeurs".

(publié le 9 février 2016)