La prescription précoce d’opiacés et de médicaments psychotropes est-elle associée à un retour au travail différé et à une augmentation du coût des indemnisations ?
Is early prescribing of opioid and psychotropic medications associated with delayed return to work and increased final workers’ compensation cost ?

X. Tao, R. Lavin, L. Yuspeh, V. Weaver, E. Bernacki Journal of Occupational and Environmental Medicine, 2015, vol 57, n°12, pages 1315-1317. Bibliographie.
Cette enquête américaine explore l’association entre les 60 premiers jours de prescriptions de médicaments psychotropes et les demandes ultérieures d’indemnisation.
Une cohorte de 11 394 demandeurs impliqués dans les blessures avec arrêt de travail a été suivie entre 1999 et 2002 puis jusqu’en décembre 2009. Des régressions logistiques et des modèles à risques proportionnels de Cox ont été utilisés dans l’analyse.
Les 60 premiers jours de prescriptions de médicaments psychotropes ont été associés de façon significative avec une indemnisation finale plus élevée d’au moins 100 000 dollars. Les odds ratios étaient de 1,88 pour les opiacés à action brève ; 2,14 pour les hypnotiques, les anxiolytiques ou antidépresseurs ; et 3,91 pour les opiacés à action prolongée.
Des associations significatives ont également été trouvées entre une diminution du nombre de jours non travaillés et une baisse des demandes d’indemnisations au cours de la période d’étude.
Ainsi, les prescriptions précoces d’opiacés et d’autres médicaments psychotropes pourraient être prédictives d’un coût élevé des indemnisations et du nombre de journées de travail perdues.
(publié le 14 avril 2016)