Addiction au tabac
Répéter les interventions à l’occasion de tout contact

Le Concours Médical, 2017, vol.119, n°7, pp.28-30
On compte près de 16 millions de fumeurs en France. La prévalence maximale est de 46% chez les femmes de 20-25 ans et de 55% chez les hommes de 26-34 ans. Un fumeur sur deux décédera prématurément à cause du tabagisme.
L’absence de seuil au-dessous duquel il n’existe pas de risque impose un sevrage absolu, encore que la stratégie de réduction du risque puisse servir cet objectif.
Les recommandations les plus récentes pour la prise en charge du tabagisme en pratique clinique font référence au modèle des "5A" (Ask, Advice, Assess, Assist, Arrange ), ce qui veut dire : s’enquérir (du statut tabagique), conseiller (de cesser de fumer), évaluer (l’intention de cesser de fumer), soutenir (en proposant un traitement), planifier (le suivi).
Des traitements pharmacologiques sont indiqués face à la dépendance tabagique : la nicotine (timbres transdermiques ou formes orales), le bupropion ou la varénicline.
Il faut profiter de chaque contact entre un professionnel de santé et un fumeur pour éveiller la motivation au changement et ensuite évaluer la motivation du patient à arrêter.
Une fois le sevrage débuté, il faut savoir prévenir la rechute.
Les interventions psychoéducatives, les prises en charge comportementales peuvent être efficaces.
(publié le 28 décembre 2017)