Alcool : un impact sur la santé, même à faibles doses

M. Naassila Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire, BEH, 2019, n°10-11, pp. 176-177. Références

Les dernières données scientifiques ont mis en lumière un impact sur la santé dès les faibles niveaux de consommation.
Il ne semble pas y avoir de bénéfice à consommer de faibles quantités d’alcool et au-delà de 10 verres d’alcool par semaine, la mortalité attribuable à l’alcool devient significative et augmente de manière exponentielle.
L’alcool a été identifié comme une des toutes premières causes d’hospitalisation grâce aux données PMSI (Programme de médicalisation des systèmes d’information) de 2012 en France.
La consommation ne devrait pas être recommandée et ne devrait pas excéder 1 à 2 verres par jour (et pas tous les jours) sans dépasser 10 verres par semaine. Ces repères de 10 verres par semaine ont été adoptés en Angleterre depuis 2016.
Si les messages de prévention ne font plus de différences entre hommes et femmes, les professionnels de santé doivent continuer à informer sur la plus grande fragilité des femmes vis-à-vis de l’alcool.

Les campagnes de prévention de l’alcoolisation fœtale semblent porter leurs fruits.
Selon le Baromètre de Santé publique France 2017, 88% des femmes n’ont pas consommé d’alcool pendant la grossesse contre 79,6% en 2011.
Les dernières études rapportent qu’environ 17% des femmes enceintes ont consommé en moyenne moins d’un verre d’alcool par mois et environ 4% plus d’un verre par mois.

L’objectif actuel est de lutter contre les consommations nocives d’alcool mais aussi de laisser le libre arbitre à chacun sur sa consommation d’alcool mais en toute connaissance de cause, ce qui favorisera l’adhésion de la population à des actions fortes de prévention.

(publié le 24 juillet 2019)