La prise en charge du Covid long

I. Catata, X. Gocko Le Généraliste, 2021, n°2954, pp. 27-30. Bibliographie

Le diagnostic de Covid long est évoqué sur trois critères : un épisode initial symptomatique de Covid, confirmé ou probable, la persistance d’un symptôme initial au-delà de quatre semaines après l’épisode aigu et des symptômes initiaux et prolongés non expliqués par une autre maladie.
Les diagnostics différentiels seront d’emblée recherchés : complications de la phase aiguë, pathologies pouvant survenir à la phase prolongée du Covid (hyperventilation, hyperactivité bronchique, etc..) ou décompensation de comorbidités sous-jacentes.
Des examens complémentaires peuvent s’avérer utiles mais il faut impérativement éviter l’escalade de bilans non-pertinents.
Si le diagnostic de Covid long semble probable, il faut informer le malade sur le recul limité des connaissances, l’absence actuelle de traitement étiologique, mais par contre lui indiquer les possibilités de prise en charge visant à l’amélioration des symptômes et insister sur l’intérêt d’une reprise de l’activité physique et du ré-entraînement à l’effort.

"La prise en charge initiale est fondée sur l’écoute attentive et empathique, ainsi que sur une approche individualisée des symptômes". Ensuite un plan de soins sera proposé dans le cadre d’une décision partagée.

La Haute Autorité de Santé (HAS) propose des fiches techniques qui permettent d’accompagner le suivi médical des patients en fonction des symptômes : fatigue prolongée, troubles dysautonomiques polymorphes (sensations de vertiges, lipothymie, nausées, diarrhées, fuites urinaires....), évalués par la recherche d’une hypotension orthostatique ou d’une arythmie respiratoire, douleurs thoraciques, manifestations neurologiques souvent polymorphes (céphalées, troubles cognitifs, myalgies, troubles du sommeil), dyspnée prolongée, syndrome d’hyperventilation, ré-entraînement à l’effort, troubles du goût et de l’odorat, troubles somatiques fonctionnels.

(publié le 3 novembre 2021)