10 questions sur la conciliation grossesse et travail

Anact Aract, Lyon, 2019, 17 pp.
Cette brochure de l’Anact- Aract est un guide de bonne pratique visant la conciliation harmonieuse grossesse et travail, principalement dans le secteur de la grande distribution.
En France, la grande majorité des femmes travaillent durant leur grossesse. Si tout se déroule généralement bien, il est certaines situations de travail qui nécessitent des aménagements afin de mieux travailler en équipe et d’éviter les arrêts maladie précoces.
Si rien n’oblige une femme enceinte à déclarer sa grossesse à son employeur avant son congé maternité, il est de l’intérêt des femmes enceintes de le signaler dès les premiers mois afin de bénéficier de mesures de prévention adaptées.
Le Code du travail prévoit une analyse des risques professionnels auxquels les femmes enceintes peuvent être exposées (risques chimiques, biologiques, physiques, champs électromagnétiques, organisationnels ou psychosociaux..), un aménagement des conditions de travail et une surveillance médicale adaptée assurée par le médecin du travail.
Un rapport de 2017 a fait état de l’insuffisance d’information des femmes sur les risques. Il est important d’informer tous les salariés mais aussi les managers et de mettre en place des dispositions en matière de prévention, d’appui au management, de dialogue social, d’associer le médecin du travail et de renforcer les capacités d’intervention du CSE.
Le médecin généraliste ayant peu de connaissance du milieu de travail a tendance à prescrire un arrêt de travail avant 5 mois de grossesse. Des liens rapprochés avec les médecins du travail devraient "permettre aux femmes enceintes qui le peuvent de continuer à travailler sans être pénalisées ni sur le plan de la santé, ni sur celui de l’égalité d’accès au travail, ni sur le plan financier".
Les cas de grossesse sont souvent gérés sur un mode individuel et le soutien du managers devrait être systématisé "pour éviter à la femme enceinte d’avoir à demander de l’aide".
Pour être maintenue dans l’emploi, la femme enceinte doit parfois bénéficier d’un aménagement de poste, de modifications organisationnelles, voire d’un changement temporaire d’affectation. Les décisions supposent la participation de différents interlocuteurs (managers, médecins du travail, mais aussi collègues impactés par les réaménagements des charges de travail).
La prise en compte des conditions de travail s’avère être une démarche gagnant-gagnant à la fois pour la femme enceinte et pour l’entreprise.
(publié le 27 mars 2019)