Quelle place pur les victimes de handicap psychique ?

M. Albessard Entreprise et Carrières, 2016, n°1271, pp.6-8
Depuis la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances des personnes handicapées, les personnes atteintes d’une maladie mentale peuvent demander la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).
Pour faire le point sur l’emploi des personnes souffrant de handicap psychique, une association a interrogé 210 employeurs responsables Ressources Humaines et référents handicap et 80 professionnels de l’insertion et de l’emploi en région Rhône.
Tous se plaignent d’un déficit d’information quantitative sur le handicap psychique et aucune base de données spécifique sur ce sujet n’existe. De plus, difficile de toujours bien identifier les sujets souffrant de ce type de handicap, car elles ne demandent pas systématiquement cette RQTH par déni ou crainte de stigmatisation.
Les sujets enquêtés manquent également d’information qualitative et les entreprises sont mal à l’aise avec ces patients car ce handicap "touche les habiletés sociales élémentaires (capacité à évoluer en société, à se concentrer...) et demande des aménagements d’organisation". Mais il faut aussi penser au maintien dans l’emploi, car cette situation impacte aussi l’environnement du collaborateur et le collectif.
Tout cela freine l’insertion des personnes concernées.
Il existe des structures spécialisées susceptibles d’aider les employeurs (au stade du recrutement, au stade de la formation ou encore en organisant des moments d’information et de formation pour les autres salariés).
Un accompagnement humain par l’encadrant est hautement souhaitable.
Le management est bien la clé de voûte et la solution principale.
(publié le 14 avril 2016)