Facteurs influençant la décision de poursuivre la vie professionnelle ou de prendre la retraite

Factors influencing the decision to extend working life or retire K. Nilsson, A. R. Hydbom, L. Rylander Scandinavian Journal of Work, Environment and Health, 2011, vol 37, n°6, pages 473-480. Bibliographie.

Le but de cette enquête suédoise était d’évaluer les facteurs parmi neuf domaines identifiés qui expliquent pourquoi certains travailleurs âgés veulent (ou croient qu’ils peuvent) travailler jusqu’à 65 ans ou au-delà, tandis que d’autres arrêtent plus tôt. L’enquête transversale par questionnaire a inclus 1 792 répondants âgés de 55 à 64 ans, employés dans le milieu de soins en Suède. Au moyen d’une régression logistique, les auteurs ont étudié les associations entre les réponses au sein des neuf domaines et deux mesures de résultats : (1) dans quelle mesure les sujets voulaient travailler jusqu’à l’âge de 65 ans ou au-delà et (2) dans quelle mesure les sujets croyaient qu’ils pouvaient travailler jusqu’à l’âge de 65 ans ou au-delà.

Parmi les 1 792 répondants, 54 % déclaraient qu’ils « pouvaient » et 38 % qu’ils « voulaient » travailler jusqu’à 65 ans et au-delà. Trois domaines étaient significativement associés avec ces deux résultats : la santé du travailleur, les incitations économiques, et les décisions de départ en retraite de leurs partenaires dans la vie ou de leurs amis proches. L’environnement physique et mental de travail, le rythme de travail et l’expérience/compétence étaient associés avec le résultat « ils pouvaient », alors que le travail en tant que partie importante de la vie, le temps de travail, et l’attitude de l’encadrement vis-à-vis des travailleurs âgés étaient associés avec le résultat « ils voulaient ».

En conclusion, bien qu’il y ait des différences concernant les associations entre six des domaines et les deux résultats (« pouvoir » et « vouloir » travailler jusqu’à 65 ans et au-delà), trois des domaines étaient importants à la fois pour les deux résultats. Parmi ceux-ci, il est intéressant que le partenaire de vie ou l’environnement social proche ait donné des odds ratios plus élevés que, par exemple, la santé, l’environnement physique de travail ou la satisfaction au travail.

(publié le 12 avril 2012)