La collaboration avec le médecin du travail doit être expliquée au patient

Y. Cottin Le Concours Médical, 2011, vol.133, n°6, p. 458
80% des patients en activité reprennent le travail entre 10 et 13 mois après leur syndrome coronaire aigu (SCA), les facteurs de non-reprise étant liés à la cardiopathie, mais aussi à un degré élevé de dépression sévère durant leur hospitalisation.
L’ avis d’aptitude à la reprise de travail doit tenir compte des contraintes du poste de travail et notamment de ses exigences physiques.
En post-SCA, le réentraînement à l’effort contribue à l’amélioration des performances physiques et à la limitation des symptômes. Cette période de réadaptation est aussi un moment privilégié pour évaluer les caractéristiques du poste de travail, les capacités de récupération et les motivations professionnelles du salarié.
Il est important que cardiologue et médecin du travail collaborent et surtout que le spécialiste donne un avis "technique" qui tienne compte des bienfaits de la rééducation ; c’est à dire qu’il fournisse "les résultats de l’épreuve d’effort, du holter rythmique enregistré pendant les séances d’ergonomie..... pour évaluer les troubles du rythme graves ou menaçants, une mesure ambulatoire de la pression artérielle en cas d’HTA sévère ou de suspicion d’HTA d’effort et enfin une évaluation de la fonction ventriculaire gauche dont la valeur est majeure pour l’évaluation fonctionnelle", mais également pour son intérêt pronostique. "Une collaboration avec la médecine du travail est donc indispensable et doit être expliquée au patient".
(publié le 5 octobre 2011)