Risque de chômage chez les personnes ayant un traitement médical pour maladies chroniques
Unemployment risk among individuals undergoing medical treatment for chronic diseases

N. Nakaya, T. Nakamura, N. Tsuchiya, I, Tsuji, A. Hozawa, H. Tomita Occupational Medicine 2016, vol 66, n°2, pp. 143-149. Bibliographie.

Les maladies chroniques augmentent le risque de chômage, même dans une zone géographique n’ayant pas subi de désastre. Par conséquent dans des zones sinistrées, une attention particulière doit être accordée à la situation de l’emploi des personnes souffrant de maladies chroniques.

Les objectifs de cette enquête japonaise sont d’étudier l’association entre les maladies chroniques et le risque de chômage dans une zone sinistrée. Cette étude transversale a été menée dans la ville de Shichigahama, Miyagi, au nord-Est du Japon qui a été gravement inondée par le tsunami en 2011.
Des analyses de régression logistique ont été utilisées pour évaluer l’association entre un traitement médical pour une combinaison de maladies chroniques (accident vasculaire cérébral, cancer, infarctus du myocarde et angine de poitrine) et le risque de chômage. Les facteurs de confusion tels que la détresse psychologique et les niveaux d’activité quotidienne ont été pris en compte.

Parmi les 2 588 personnes étudiées, il y avait une association statistiquement significative entre un traitement médical pour maladies chroniques et le risque de chômage (OR = 1,17 ; IC 95 % de 1,02 à 2,7 ; p < 0,05).
Chez les participants ayant eu un faible degré de détresse psychologique et/ou un meilleur niveau d’activité dans la vie quotidienne (n = 1 967), aucune association significative n’a été observée (OR = 1,1 ; IC 95 % de 0,6 à 2,1).
A l’inverse, chez 536 participants ayant un degré élevé de détresse psychologique et/ou des niveaux faibles d’activité quotidienne, des associations statistiquement significatives ont été trouvées (OR = 2,6 ; IC 95 % de 1,01 à 6,6 ; p < 0,05).

L’association entre un traitement médical pour maladies chroniques et le risque de chômage a été observée uniquement chez les participants ayant un haut niveau de détresse psychologique et/ou un faible niveau d’activité quotidienne.

(publié le 4 juillet 2016)