Schizophrénie
Faciliter la vie professionnelle

I. Chéreau, J. Dubreucq Le Concours Médical, 2016, vol.138, n°6, pp.482-483
Le taux d’emploi des personnes souffrant de schizophrénie est estimé en France à 11,5%, bien inférieur à celui de la population générale, au regard des différentes structures et des nombreuses aides mises en place.
De nombreux facteurs viennent expliquer les difficultés rencontrées.
Parmi les facteurs personnels : un âge élevé, le sexe masculin, le fait d’être marié, une maladie ayant débuté précocement et une mauvaise observance, des déficits cognitifs ont un impact négatif sur l’accès à l’emploi, alors qu’un bon niveau d’étude augmente les chances d’occuper un poste.
Parmi les facteurs environnementaux, sont positifs : le soutien social, l’absence de discrimination attachée aux maladies mentales. Les éléments négatifs sont les stéréotypes présents non seulement dans la population générale mais aussi chez les professionnels de santé, contribuant aux difficultés de réintégration. Pourtant l’emploi est associé à une amélioration de la symptomatologie, de la qualité de vie et de l’estime de soi.
Au cours des dernières années, plusieurs types d’intervention psychosociale ont été élaborés pour améliorer l’accès et le maintien dans l’emploi (soutien à l’emploi, remédiation cognitive, entraînement aux habiletés sociales, thérapies cognitivo-comportementales, éducation thérapeutique et combinaison des différentes possibilités entre elles).
L’accès à ces techniques demeure limité en France. Il faudrait suivre l’exemple de certains pays d’Amérique du Nord. Le Canada a un taux d’emploi des personnes souffrant de schizophrénie aux alentours de 40%.
(publié le 3 novembre 2016)