Continuer à travailler malgré des troubles cognitifs

Témoignage d’Armelle , Commentaires de P. Vermesch, J-G. De Leusse La Revue du Praticien, Médecine Générale, 2016, vol.66, n°8, pp. 867-868.
Une jeune femme de 34 ans atteinte d’une sclérose en plaques témoigne sur son état de santé. Victime de 13 poussées, Armelle présente des séquelles physiques importantes. Elle a trouvé une écoute auprès de son employeur. Elle travaille à 80% et bénéfice d’horaires aménagés lui permettant de concilier soins médicaux, vie personnelle et vie professionnelle.
Hormis les handicaps physiques laissés par les poussées successives qui sont bien visibles, il faut porter une attention particulière à tous les signes invisibles que sont la fatigue chronique, la dépression, les troubles cognitifs (difficulté de mémoire, de concentration, d’attention), d’autant que les difficultés cognitives sont présentes chez environ 50% des patients après 10 ans de maladie.
Le médecin du travail a un rôle déterminant à jouer car, soumis au secret médical, il sert d’intermédiaire avec l’employeur et fait des propositions pour l’aménagement du poste et des horaires de travail et peut aider à préparer le dossier pour une demande de reconnaissance de travailleur handicapé. C’est aussi un interlocuteur important des professionnels de soins.
(publié le 13 décembre 2016)