De l’inaptitude à l’aptitude

C. Barruyer Prévention BTP, 2018, avril, pp.44-46
L’inaptitude pour un médecin du travail est un échec.
Il faut donc repérer les signes d’alerte que sont les arrêts de travail, arrêts à répétition, restrictions d’aptitude..... afin de prendre assez tôt les mesures nécessaires pour éviter une aggravation et maintenir le salarié dans l’emploi, mais sans forcément dans son poste.
Plusieurs services de santé au travail se sont intéressés aux causes de l’inaptitude (questionnaire, observatoire régional des inaptitudes visant à cibler les postes à risques, anticiper et communiquer ).
En cas d’arrêt de longue durée, la visite de pré-reprise doit avoir lieu dans l’idéal deux à trois mois avant la fin des indemnités journalières afin d’échanger avec les médecins de soins, les kinésithérapeutes, le médecin conseil de la CPAM, l’employeur. "Cela laisse du temps pour mobiliser des outils, effectuer des bilans de compétence, envisager un reclassement ou une reconversion professionnelle".
"Il faut œuvrer en équipe pluridisciplinaire pour faire ressortir les informations pertinentes" en étroite collaboration avec l’employeur.
(publié le 16 mai 2018)