Les autistes, des salariés pas comme les autres

R. Le Saint Liaisons Sociales magazine, 2017, n°185, pp. 37-39

Seul 1% des 40 000 adultes autistes est employé.
1/3 des autistes souffre de déficiences mentales
12 à 15% des autistes sont de type Asperger, c’est à dire de petits génies qui intéressent les entreprises.
Les autistes pour la plupart ont un profil moyen mais sont tout à fait capables de travailler à mi-temps en Établissement et service d’aide par le travail (Esat) car bien que souvent lents, se révèlent fiables.

Certains patrons, se sont investis dans l’embauche de ces personnes de type Asperger, qui bien que "souffrant d’un trouble envahissant du développement qui affecte les fonctions cérébrales, sont perçues comme brillantes, méticuleuses, dotées d’une hypermémoire et très douées pour les calculs". Elle sont à l’aise avec les chiffres, les codes informatiques et apprécient les tâches répétitives. En revanche, elles présentent des troubles de la communication et des interactions sociales, des intérêts restreints et atypiques, des comportements à caractère répétitif ainsi qu’une intolérance au changement.

Pour favoriser leur intégration, il faut aménager l’organisation du travail.

  • Le processus d’embauche doit être adapté : entretiens individuels (plutôt que collectifs), tests cognitifs non verbaux.
  • Il faut ensuite une préparation : sensibilisation de l’autiste aux codes de l’entreprise, information des collègues et éducation de l’entreprise au fonctionnement des sujets autistes (qui préfèrent des consignes écrites plutôt qu’orales et qui prennent tout au pied de la lettre),
  • puis aménagement de leur temps et de leur espace de travail car beaucoup souffrent d’ hyperacousies (et les bruits venant de derrière sont particulièrement stressants).
    "Les aménagements fonctionnels sont simples, ce sont les aménagements humains qui sont plus compliqués".
(publié le 10 janvier 2018)