Regards croisés infirmiers sur la santé au travail sur Ebola : que savoir ?

Archives des maladies professionnelles et de l’environnement, 2015, vol.76, n°1, pp. 36-38.

Dans le cadre de leurs missions et depuis la réforme de santé au travail, les infirmiers sont impliqués dans des actions de prévention auprès des salariés des entreprises adhérentes.
Le médecin du travail doit participer à l’évaluation des risques et peut alors identifier relativement à la maladie à virus Ebola, le personnel des entreprises concernées par une exposition éventuelle .
L’infirmier doit s’impliquer dans cette mission de prévention et assurer une veille sanitaire sur le sujet et appliquer les recommandations du Haut Conseil de santé publique pour identifier les personnes contacts.
Les actions consistent en :

  • une information des salariés sur la maladie (les modes de contamination, les mesures de prévention), par différents moyens dont l’élaboration de plaquettes informatives et la communication régulière d’informations actualisées et validées ;
  • une formation spécifique destinée à certains salariés (sauveteurs secouristes), dont la mise en place d’une équipe d’intervention pour prendre en charge un cas symptomatique, mais aussi une prise en charge sanitaire plus globale (protocoles d’isolement, conduite à tenir face à une zone contaminée) ;
  • une formation au personnel assurant l’hygiène des locaux (décontamination des zones infectées) ;
  • une information à tout le personnel sur les modes de contamination et en rappelant que seules les personnes symptomatiques sont contagieuses.

Un contact avec un salarié symptomatique "suspect" "possible" ou "avéré" est un accident du travail, et le sujet concerné sera identité et informé de l’auto-surveillance qu’il devra effectuer pendant 21 jours.
Un contact avec des liquides biologiques de ce cas "suspect" imposera une désinfection soigneuse du corps et des vêtements ainsi qu’une auto-surveillance de 21 jours du sujet "contact".

(publié le 11 mai 2015)