Responsabilité du médecin face à l’urgence
Quels risques et comment les prévenir ?

J.L. Pourriat

"L’urgence médicale se définit par toute symptomatologie dont le diagnostic et surtout le traitement, voire l’orientation, ne peuvent être différés".
Tout médecin, quel que soit son mode d’exercice, peut y être confronté et doit y répondre ; c’est un devoir éthique. Mais cette réponse engage sa responsabilité personnelle.
Les plaintes déposées contre les médecins sont généralement en lien avec :

  • un manquement à l’obligation de moyens,
  • un défaut d’appréciation du niveau de gravité,
  • un défaut d’information ou de consentement aux soins,
  • un manquement à l’obligation de surveillance.

En prévention, il est recommandé aux médecins de se conformer aux recommandations de bonne pratique, conférences d’experts et consensus diffusés par les société savantes de toutes les spécialités médicales.
Après l’accident, des mesures simples permettent souvent d’éviter l’instruction au pénal, à savoir une bonne tenue du dossier médical, un compte rendu détaillé de l’évènement en cause, une empathie vis-à-vis du patient ou de ses proches, un signalement précoce à la compagnie d’assurances.

(publié le 26 février 2010)