Enseignement de la médecine du travail au cours des études générales de médecine dans les écoles de médecine du Royaume-Uni

Undergraduate occupational medicine tuition in UK schools of medicine N Williams, P A Wynn, S Whitaker Occupational Medicine 2011, vol 61, n°3, pages 152-156. Bibliographie.

Pour évaluer les quelques modifications récentes dans la quantité de l’enseignement de la médecine du travail (MT) dans le cursus des études générales de médecine au Royaume-uni, et pour comparer ces résultats avec ceux obtenus dans les années antérieures, les auteurs britanniques ont effectué une enquête postale. Un questionnaire conçu pour recueillir des informations sur l’enseignement de la MT aux étudiants en médecine a été adressé à toutes les écoles de médecine répertoriées dans les universités et les écoles préparatoires à l’entrée en médecine du Royaume-Uni portant sur leur programme pour l’année universitaire 2008-2009. Vingt et une des 32 (60 %) écoles de médecine du Royaume-Uni ont renvoyé un questionnaire renseigné. Une comparaison des résultats issus de cette enquête avec ceux des enquêtes antérieures a révélé que de moins en moins d’écoles proposaient actuellement des cours, des projets pédagogiques ou des chaires d’enseignement sur ce sujet par rapport au passé. Contrairement aux résultats des enquêtes antérieures, les visites d’entreprise n’étaient réalisées par aucune des écoles. Seulement trois (15 %) des écoles avaient établi des questions d’examen en rapport avec la MT et avaient également un programme ou des cours spécialisés de santé au travail. La plupart des écoles signalaient avoir incorporé l’enseignement de la MT au sein de l’enseignement d’autres spécialités.

En conclusion, malgré la reconnaissance croissante de la répercussion du travail sur la santé et les preuves accumulées en faveur de l’effet bénéfique du travail comme moyen d’améliorer la santé, les écoles de médecine britanniques ne sont pas à la hauteur pour fournir un programme d’enseignement efficient dans ce domaine d’importance. Ceci peut avoir pour conséquences le fait que les médecins praticiens soient mal préparés à reconnaître et à diagnostiquer de manière correcte les maladies professionnelles et qu’ils soient peu formés pour soutenir leurs patients lors, par exemple, du retour au travail, pour leur réadaptation et pour leur fournir des avis sur leur aptitude au travail.

(publié le 15 décembre 2011)