Québec-France, qualité de vie au travail vs santé-sécurité au travail

M-C. Pelletier Préventique, 2015, n°143, pp. 65-66
Cet article compare la vision de la qualité de vie au travail des Français et des Canadiens.
"Le vieillissement de la population impose de revoir l’impact des maladies chroniques sur la productivité, l’organisation du travail, la couverture des risques de maladie et en conséquence des services à offrir".
Aucune solution "miracle" n’existe.
"En matière de santé au travail, les Canadiens agissent dans une logique de responsabilité partagée", l’employeur a son rôle à jouer, mais le salarié reste ouvert aux propositions qui pourraient l’aider à changer ses comportements dans les domaines de l’alimentation, du sport, du sommeil, des addictions, du stress, etc.
L’offre de soutien (et cela est encore plus structuré aux États-Unis), est personnalisée en fonction des informations que le salarié délivre, via un questionnaire confidentiel mais aussi en fonction de ses données biométriques, de ses intérêts propres, de ses besoins et intentions de changement qu’il manifeste.
Ce sont donc en majorité les entreprises privées qui s’emparent du sujet.
Le Canada aborde le bien-être au travail sur une base volontaire et constructive qui aura un impact certes sur le salarié mais aussi sur la productivité de l’entreprise.
En France une telle attitude serait vécue comme une intrusion dans la vie privée, et ce sont plutôt les organisations gouvernementales, paragouvernementales et les représentants des salariés qui développent des outils intéressants sur ces sujets. Le médecin du travail a un rôle important pour améliorer la qualité de vie au travail, ce qui est difficile au Canada en raison de la pénurie des médecins du travail et même de médecins en général.
(publié le 2 février 2016)