Le bien-être subjectif au travail et sa relation avec le soutien social perçu

N. Mellor, F. Dufoix, L. Saunder, E. Albert, J. Collange Archives des maladies professionnelles et de l’environnement, 2018, vol.79, n°1, pp.23-33. Références
L’objectif de cette étude est d’examiner les déterminants du bien-être subjectif au travail et d’investiguer le rôle médiateur du soutien social perçu.
Sept entreprises françaises appartenant à cinq secteurs d’activité ont collaboré à cette étude et 61% des 4 185 salariés ont répondu au questionnaire proposé.
Ce questionnaire en ligne et anonyme comprenait des informations sociodémographiques et des mesures quantitatives évaluant leur perception de soutien social professionnel, leur perception de stress, leur satisfaction envers l’environnement de travail et leur perception de bien-être subjectif au travail. Les salariés enquêtés avaient en outre la possibilité de reporter un vécu de situations stressantes et/ou positives au travail.
Il en ressort que la présence explicite de situations positives influe plus fortement sur le bien-être subjectif que la présence ou l’absence de situations stressantes. Le bien-être n’est pas seulement l’absence de stress ; il dépend principalement de la présence de situations positives.
L’influence de la satisfaction envers l’environnement de travail sur le bien-être subjectif intervient par le biais d’un soutien social renforcé démontrant le rôle médiateur du soutien social.
De plus, cette étude propose une version courte du BEST (bien-être subjectif au travail) qui présente de bonnes qualités psychométriques permettant une mesure rapide et facile du bien-être des salariés. Les auteurs fournissent également un étalonnage permettant d’interpréter les scores individuels obtenus par rapport à une population de salariés de provenance diverse et selon 5 classes ou niveaux de bien-être subjectif au travail.
(publié le 20 avril 2018)