Radon
Une évaluation s’impose

D. Larroque Travail et Sécurité, 2019, n°805, pp. 26-27.
Depuis le 1er juillet 2018 et la transposition de la directive 2013/59/Euratom en droit français, toutes les entreprises doivent s’interroger sur le radon.
Le radon est un gaz radioactif présent dans les sous-sols granitiques et volcaniques et dans certains matériaux de construction.
Dans le cadre de l’Évaluation des risques professionnels, l’employeur doit vérifier si ses locaux sont implantés dans une zone à fort potentiel radon [consulter la carte interactive réalisée et tenue à jour par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) qui classe les communes en 3 zones].
Il pourra être appelé à mesurer le taux de radon (en sous-sol et au rez-de-chaussée). Il existe des détecteurs solides de traces nucléaires conçus spécifiquement pour le radon. Ils seront laissés en place plusieurs mois (car les concentrations en radon varient en fonction du moment de la journée et de la température).
Si le niveau de référence de 300 becquerels/m3 en moyenne annuelle est dépassé, des actions s’imposent : un renouvellement d’air conforme à la réglementation peut être suffisant. Sinon, il faut engager des travaux (dont généralement le remplacement du circuit de ventilation).
Si cela ne suffit pas et si le taux reste supérieur à 300 Bq/m3, il faut estimer la dose de radioactivité reçue par les salariés.
Si l’exposition dépasse 6 millisieverts par an (6 mSv/an), la zone fera l’objet d’une signalétique et toute personne travaillant dans ce périmètre sera informée du risque et portera un dosimètre. L’exposition ne devra pas dépasser 20 mSV/an. La personne fera l’objet, du point de vue médical, d’un suivi individuel renforcé.
L’organisation fera appel à un conseiller en radioprotection.
(publié le 30 septembre 2019)